Et si nous reprenions la responsabilité de notre attitude intérieure ?

"On garde en soi bien des choses sans savoir qu'elles conditionnent notre vie d'aujourd'hui et de demain".

Voilà chèr(e)s lectrices et lecteurs, j'aimerais commencer mon ticket en mentionnant une réflexion que j'ai entendu ce week-end : 'quand on vieillit on devient hypersensible' . Pourquoi dis-je cela ?

Étant donné que mon occupation favorite est d'aider les personnes à se libérer de leurs émotions perturbantes ou du moins à les atténuer pour quelles ne soient plus invalidantes ; je me suis fait cette réflexion : eh oui ma petite dame, quand on accumule des vieilleries, à force on est débordé ! Ce qui est difficile c'est qu'on a pas du tout conscience de ce qui se passe, jusqu'au jour ou c'est de trop, un peu comme la goutte qui fait déborder le vase. A force de ne pas s'écouter, de ne pas prendre soin de soi ! Comment ça prendre soin de soi ! C'est tout à fait égoïste et en plus j'ai tellement de personnes dont je dois m'occuper, comment trouver du temps pour tout faire ? Jusqu'au jour où à force de s'oublier on en vient à ne plus être que l'ombre de soi-même, de plus on ne se reconnaît plus car nos réactions nous surprennent. C'est moi qui est dit cela ou fait cela? NON...

Pour pouvoir prendre soin des autres il est nécessaire de savoir déjà prendre soin de soi.

On appelle cela balayer devant sa porte. On a besoin de s'écouter, de se connaître, savoir ce qu'on aime, ce qu'on aime pas, reconnaître un besoin non satisfait. C'est le besoin non satisfait qui créée les émotions ! Qu'est ce qu'un besoin ? C'est vrai qu'on apprend à lire, à compter, mais les besoins c'est quoi au juste ? Il y a d'abord les besoins physiologiques, nourriture, air, abri...Les besoins de liberté et d'autonomie...Les besoins d'intégrité…Besoins de célébration, expression...Besoins d'interdépendances : amour, acceptation, chaleur humaine, compréhension, sécurité….Besoins de spiritualités : paix, ordre, inspiration, beauté, harmonie…. Le simple fait de se rendre compte qu'un de nos besoins n'est pas satisfait et de le verbaliser ou de l'écrire, nous permet déjà de combler une partie de ce besoin par nous même. Vive l'autonomie ! Alors comment ne pas arriver au burn-out quand on court toute la journée, que quelqu'un me donne la recette s'il l'a connaît ! C'est un vieux réflexe, inconscient, ne pas voir, ou ne pas vouloir voir ses blessures, malheureusement on nous dit qu'il ne faut pas vivre sur le passé, OK ! Ce qu'on oublie, c'est que le passé qu'on ne veut pas voir si on ne le traite pas, se rappellera à nous tôt ou tard. Avez vous déjà essayé d'enfoncer une balle sous l'eau ? On ne tient pas longtemps la position et quand on l'a lâche, ça peut même faire mal si on la prend en pleine figure. Le principe est le même pour toutes les contrariétés qu'on a eu dans la vie. Mieux vaut s'en occuper le plus rapidement possible, quand c'est frais ça part plus rapidement sans laisser de traces. Juste pour vous éclairer sur le processus des émotions et pourquoi on n'arrive parfois plus à les contrôler. Car il n'y a pas d'émotions négatives, au contraire elles sont là pour nous éclairer sur un dysfonctionnement, un peu comme un voyant sur un tableau de bord. Il ne nous viendrait pas à l'esprit de continuer à rouler quand quelque chose clignote sans se demander, mince qu'est-ce qui ne va pas et parfois il vaut mieux s'arrêter tout de suite, sinon c'est trop tard. Donc l’émotion de la colère par exemple, peut signifier que nous ne nous sentons pas accueilli, écouté ou bien victime d'une injustice. Parfois aussi une émotion peut en cacher une autre, être très triste et au fond de nous finalement c'est un sentiment de colère qui gronde. Mais comme ce n'est pas bien de se mettre en colère, on préfère finir dans la dépression. Tout cela est à la fois complexe et aussi assez simple, cela demande juste de s'écouter de se connaître, de prendre du temps pour soi. Du temps pour se demander ce qui nous habite...Et le fait d'être toujours entrain de courir, n'aide pas. On peut se demander qu'est-ce que j'ai besoin de prouver aux autres ou à moi-même ? Qui est-ce qui m'oblige à être toujours à courir ? Ne serions nous pas parfois nos propres bourreaux ? (Les il faut, je dois… ) En même temps nous avons le choix, c'est à nous de décider ce qui pénètre dans notre mental. N'oublions pas qu'il y a une différence entre réussir sa vie et réussir dans la vie. Qu'est-ce qui nous tient le plus à cœur ?

Ce ticket se veut participatif, alors s'il vous inspire des réflexions, si vous avez envie de partager quelque chose ou d'y apporter votre touche, n'hésitez pas !
Tout commentaire constructif sera le bienvenue. Ou si vous avez des questions. Au plaisir de vous lire chèr(e)s lectrices, lecteurs...et bonne réflexion.