Qu'est ce que l'Ego ?

Qu'est ce que l'Ego au juste, est-ce bien de l'orgueil ? Oui ou Non ? Réflexion sur l'Ego tirée des livres « d'Eckhart Tolle » J'ai longtemps confondu Ego et trop haute opinion de soi, ce qui ne me satisfaisait pas vraiment...J'ai donc cherché à comprendre ce qui se cache derrière ce concept. Je vous livre donc le fruit de ma recherche et ma compréhension sur le sujet, tout en sachant qu'elle n'est que mon interprétation imparfaite.


L'Ego a trait à notre personnalité : se forme dans l'enfance puisque lié à notre identité.

Notre éducation, environnement, milieu social et culturel va le forger. D'après les psychologues le cerveau d'un enfant est une véritable éponge puisque jusqu’à l'âge de 5 ans environ nous croyons tout ce que les autres nous racontent. (Attention aux images télévisées, avant l'âge de 3 ans les spécialistes recommandent de ne pas exposer un jeune cerveau à se bombardement d'images qui vont retarder sa croissance).

Nous emmagasinons des choses positives et moins positives et surtout nous apprenons par l'observation. Comme déjà évoqué sur mon site internet, les phrases et comportements des figures d'autorités vis à vis de nous vont peupler notre inconscient. Ne pas être félicité ou mis suffisamment en valeur aura un impact sur nous ; le sentiment de ne jamais être à la hauteur, de ne pas être assez bien ou aussi bien que les autres, bref implanter en nous un sentiment durable de dévalorisation. Il s'agit donc de trouver l'équilibre entre :


- "c'est normal, on a tous ce don dans la famille" ou
- "je te félicites pour ton bon travail" ou
- "c'est très bien tu vas devenir quelqu'un" et cela pour toutes ses réalisations au risque qu'il se prenne pour le nombril du monde, le meilleur ;
Premier cas on ne félicite pas, l'enfant n'aura pas forcément envie de progresser, se contentera de faire le minimum, se sentira inférieur, voir pire se dénigrera ;
Deuxième idée : il se forgera une juste opinion de lui et sera fier de ses réalisations, cultivera la persévérance, la résilience
Troisième hypothèse : il se croit le meilleur et le jour ou il se rend compte que ce n'est pas possible d'être toujours le meilleur en tout, il tombera de haut.
Il va sans dire que trouver l'équilibre n'est pas facile, que les parents doivent veiller à ne pas reporter sur leurs enfants leurs projets, croyances ou leur imposer leurs idées.

Exemples : J'aurai aimer jouer au piano, tu feras du piano mon fils, alors que celui-ci n'en a peut-être aucune envie. Mon Père et mon Grand-Père étaient médecins, obligation pour la lignée de suivre cette destinée. Attention dans ce cas à ne pas répondre simplement à une sorte de « loyauté familiale », faire la même chose parce que c'est comme ça. Ou se refuser inconsciemment la réussite car les autres n'y sont pas arrivés, je ne mérite pas.

Revenons sur l'Ego : il se nourrit donc à la racine de ce qui est dans notre inconscient forgé dans notre enfance ! On peut donc légitimement se poser la question de sa légitimité ! Comment se laisser conduire aujourd'hui en tant qu'adulte par quelque chose d'ancien qui nous a peut-être été utile certes, mais qui est certainement inadaptée maintenant ? Cela paraît complètement fou de pouvoir seulement l'envisager ! Et pourtant...

Comment déjouer ce jeu de pouvoir, distinguer le vrai du faux ? On peut chercher à débusquer nos croyances limitantes. Faire de la psychogénéalogie ou son arbre familial, questionner nos ancêtres encore en vie sur le passé familial. Chercher à discerner ce qui ne nous appartient pas, les fameuses « patates chaudes » ; Comme le dit si bien l'auteur mentionné en début d'article dans son livre «Le pouvoir du moment présent» être conscient quand l'Ego rentre en scène, qu'il n'est pas nous et que ce que nous pensons n'est pas nous va le mettre en retrait. En effet, sa seule peur c'est de disparaître, l'observer le fait s'éclipser...